Association
Le Grand Chêne
de la Rigaude
M. et Mme Taffe
1515, Chemin
Albert Guigou
13290 - Les Milles
Tel. : 04 42 24 21 23
Anglais parlé
Italien parlé
Hommage
Des fois, la vie, c'est chiant.
On se retrouve prisonnier d'un ensemble plus ou moins avoué de conventions tacites, d'un côté la famille et les amis, de l'autre les relations de travail, et il n'est pas facile de mélanger les genres.
Madame Taffe est décédée.
C'est une nouvelle que l'on prend mal.
Mais... conventions tacites, on prend sur soi et on fait bonne figure. Les gens vous disent, « tiens, ça n'a pas l'air d'aller », alors on répond qu'une cliente vient de décéder. Bon, on vous dit que c'est triste.
Et puis... hier je me suis mis à pleurer en pensant à elle. Comme ça, d'un coup.
Alors, conventions tacites ou pas, je tiens à écrire ce petit hommage.
Je sais que ni sa fille, ni sa maman, ni son frère n'y tiennent particulièrement ; vous qui me lisez connaissez comme moi leur extrême pudeur. Je les prie de m'excuser de cette initiative.
Mais qui que nous soyons, clients, fournisseurs... je crois sincèrement que nous sommes nombreux à l'avoir appréciée.
Oh, je ne vais pas me lancer dans un éloge dithyrambique.
Je ne vais pas commencer à énumérer toutes ses qualités, je ne la connaissais pas intimement, évidemment. Dire qu'elle avait toujours bon caractère ? Ce serait m'avancer beaucoup. C'était une femme de caractère, une femelle dominante comme elle aurait dit (je n'y connais rien, mais comment exercer ce métier si on ne l'est pas ?).
Une femme qui savait se faire respecter, des animaux et des hommes.
Une femme qui n'hésitait pas à dire : « il faut éduquer les chiens, mais parfois, il faut éduquer certains maîtres, aussi ! ». Et quand je me suis mis à rire en entendant ça, une femme qui m'a regardé au fond des yeux en me disant « il y a deux fautes d'orthographe dans le texte du site Internet » (... oups...).
Et puis, d'un coup le regard qui s'adoucit, le petit sourire au coin des lèvres... et elle se mettait à parler avec une lueur au fond des yeux.
Et on se rendait compte de l'amour qu'il y avait en elle. L'amour pour sa famille, pour sa fille, pour les chiens, pour ses clients. L'amour pour les autres, en somme.
Ce petit quelque chose en plus qui fait qu'on s'y sent bien, à la Rigaude. Ce petit quelque chose qui faisait qu'en lui parlant on l'appelait « Madame Taffe » tout en pensant « Carine » dans sa tête.
Une femme de tête, une femme de coeur. Deux belles qualités qui ne laissaient pas indifférent et qui faisaient qu'on l'aimait un peu plus que bien.
Alors voilà, Carine, vous allez nous manquer. Vous allez me manquer. Nous partageons la peine de votre fille, de votre mère, de votre frère.
Et, s'il vous plaît, d'où que vous nous voyez... pardonnez moi pour les fautes d'orthographe de ce texte...
Christophe et Cécile, Webmaster du site
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